jeudi 24 septembre 2009

Homo Kronika 2

Les journées du patrimoine exaspèrent Justin Hurle. Et il faut qu'il le dise. Dis nous Justin !
J’écris parce que je n’ai rien à dire d’important. C’est pourquoi j’utilise le web comme canal. Et vu le nombre phénoménal de choses sans importance qui l’inonde, je me demande bien comment il fait pour ne jamais déborder ? Nul doute qu’une grande quantité de bulbes spongieux n’existent que pour nous éviter un déluge de banalités sommaires.
 
 
Dimanche, journée nationale du patrimoine.
Tout le monde va à la « journée du patrimoine ». Mon fils Eliott m’y a donc conduit...
La « journée culturelle du patrimoine » est donc devenue la sortie éducative obligatoire. Obligatoire pour ceux qui, ne côtoyant jamais la culture, s’emmerdent copieusement chaque dimanche devant une télévision à 123 chaînes numériques à la seconde. On va donc à la « journée nationale culturelle du patrimoine » comme on regarde Michel Drucker sur son canapé en faux cuir payé avec la carte Pass[1].
Et ça fait bien d’y aller à cette « journée du patrimoine national »... Pour sûr ! Sinon jamais quelqu’un n’y mettrait les pieds au musée du coin. Résultat : des milliers de cons qui auraient pu enrichir à la fois les caisses des musées et leurs cerveaux y accourent. En masse. Comme au stade ils y vont. Une vraie bande de couillons qui préfère se montrer à la « journée nationale du patrimoine culturel » que d’alimenter de données nouvelles leurs logiciels bulbiques. Parce qu’il s’agit bien de cela, d’aller s’y faire voir.
Eliott regarde les tapisseries de l’Apocalypse. Mais Eliott qui n’a que cinq printemps ne comprend pas tout des explications à moins d’un euros de la guide dépassée par le nombre. Je l’aide donc : « C’est une énorme bande dessinée fiston ! Regarde, ici, … ». Il regarde. Et s’attarde (comprendre prend du temps – même quand on est grand du reste). Pas comme ces gosses qui se chamaillent ici. Ou leurs parents qui, là, entre les tapisseries et nous-mêmes, ne jettent pas un œil sur la tapisserie ! Ils ne fixent le côté opposé que pour voir si une de leurs connaissances se trouve quelque part – et que ce quelqu’un(e) l’aperçoive, lui, le couillon, à la « journée du patrimoine national culturel », et qu’il ira le dire haut et fort au bureau, à l’usine, sur le chantier, mais surtout au pôle emploi que lui, elle, l’ignare, l’affreuse, le brutal, la bidochon, s’est rendu(e) au musée ! Mais alors... il, elle, n’est pas si cucu la praline alors ?...
Ce que j’ai appris de cette journée ? En somme, ce n’est-là qu’une journée nationale de cons pas culturels pour un sou qu’il nous faille fuir.


[1] Ça ne s’invente pas.