mardi 8 septembre 2009

Homo Kronika N°1 Quand la réalité rejoint la fiction

Justin Hurle se fourvoie... Pour notre plus grand plaisir...
Quand la réalité rejoint la fiction...
Mon cœur vient de s’emballer !... (Puis de ralentir, sinon je ne serais plus des vôtres). Un article paru dans le numéro 1 de La tête dans les étoiles en est la cause. Artikel Unbekannt a bien failli me tuer. L’a-t-il fait exprès ? Heureusement non ! Mais tout de même... il aurait pu prévenir ! « Gérald Duchemin » (écrit-il en caractères gras, page 8). Mais… Mais je le connais moi, Gérald Duchemin ! Fort bien même ! J’ai été son témoin de mariage ! Le bougre s’est marié alors que ses pieds, son cœur et sa tête n’avaient pas encore quitté la fac. Bon... Pas son cœur j’avoue, la fac, il ne la supportait plus. C’est pourquoi il est devenu, dès qu’il a pu, chercheur à l’université d’Angers. Un beau métier du reste, chercheur… Ca laisse pas mal de temps libre. Temps libre qu’il utilisa à bon escient – de sa plume la plus fournie il lui fit un gavroche à la copine. Et à moi, il m’imposa l’église ! Je suis devenu parrain non pas par conviction religieuse ni par tradition judéo-chrétienne, mais par... par... par fiction !
-          Par fiction ?
Parfaitement ! Par fiction. Car qui peut croire de nos jours qu’un type ait pu naître d’une pucelle (mais diable que fabriquait Joseph ?), jeûner durant quarante jours et autant de nuits tout en dialoguant avec le diable, changer l’eau en vin, guérir instantanément un lépreux sans la moindre chimio, n’assigner les pauvres au bonheur… qu’après leurs morts, se faire laver les pieds par une prostituée sans avoir sorti de sa toge le moindre euro, guérir un infirme poliomyélité jusqu’à l’os,   réveiller des morts sans même faire la démonstration du moon walk sur le rythme sadien de Thriller, marcher sur l’eau sans aucun brassard rivé aux chevilles, ressusciter après s’être fait clouer définitivement le bec et, enfin, le pompon ! s’élever vers le ciel façon inspecteur Gadget alors qu’un claquement de doigt aurait suffit comme le prouve un peu trop souvent une naine (blonde de surcroît) dont la profession d’ange gardien s’éternise sur la scène cathodique !?
 
Bon… C’est dire si je le connais mon Gégé. Or, le Gérald Duchemin que je côtoie, ne tape sur le clavier qu’avec ses index tout en écrivant comme un pied... Et c’est bien là qu’est l’os ! Mon Gérald Duchemin à moi a certes rédigé une thèse, mais dans le domaine de la biologie marine... Rien à voir avec une quelconque « littérature raffinée » ! Mais… qui est ce Gérald Duchemin-là ? Imposture ! J’attrape le portable... ça me tape trop sur le système.
 
Je l’ai eu au téléphone... Me voilà rassuré. Gérald Duchemin n’écrit toujours qu’avec  ses index comme un pied. Et l’auteur de Petits contes macabres n’est pas Gégé.
Je me suis fait un film comme on dit, un film produit pour l’essentiel par un bulbe devenu frétillant à la vue du pseudo homonymique. Gégé, un écrivain « de talent » ! Hum... Une fiction qui, si je n’avais pas vérifié, aurait pris pied dans ma réalité, et, de là, dans celles de mes proches et les autres. « Si si ! Je connais bien Gérald Duchemin ! Oui ! L’écrivain ! ». À croire que la réalité ne dépend que de la dose de fiction que l’on y met... Infiltration, science-fiction. Perfusion, religion.
 
Justin Hurle.