dimanche 21 février 2010

Justin Hurle au 23ème festival de BD de Chalonnes sur Loire

Et oui ! il yétait aussi. Outre son statut de la Calono-ligérien (???), la SF et la BD font sortir le Justin de la haie et forcemment lui et moi n'y voyons pas les mêmes choses !
Un dédicace phallique !

 

 

Le 23ème festival bd de Chalonnes-sur-Loire

 

 

 

Ce 23ème festival bd a été d’une richesse culturelle assez incroyable !... D’abord, parce que j’y ai découvert un Jean-Hugues Villacampa assez journalistique[1] (il interviewait à qui mieux mieux des bédéistes et autres illustrateurs invités par le staff du festival[2]). Ensuite, parce que là ou j’ai enfin pu mettre un visage fin (pourvu d’une barbichette plutôt drue sur plus d’un centimètre carré) sur le patronyme d’Artikel Unbekannt, ce dernier a pu mettre définitivement un visage rond (garni d’une grande intelligence joviale sur toute sa hauteur[3]) sur mon nom. Mais encore, parce qu’il y avait du beau monde.

 

 

De Philippe Caza, l’invité d’honneur… je n’en dirais rien. Pourquoi ? Trop de choses à dire !... Un prochain papier sera entièrement consacré à son œuvre Le Monde d’Arkadi – le temps de lire les neuf volumes… peux pas faire mieux.

 

 

A dire vrai, je ne parlerai pas de tous les talents présents à ce festival (ce billet s’allongerait au-delà d’une bonne dizaine de feuillets qui ne serait lue par personne – car trop long (y-a-t’il encore quelqu’un qui sait lire de vrais articles ici ?). Non ! Je vais plutôt vous parler de… ATTENTION ! le mot tend à faire peur ces temps-ci !... Je vais vous parler disé-je de… découvertes. Parfaitement ! J’y ai fait quelques découvertes fabuleuses. Mais je me rends compte qu’il m’est là encore impossible de vous en causer deux mots… Vous narrer l’histoire de la fabuleuse revue Bifrost m’obligerait à soutenir votre attention sur un nombre de page incalculable… Toujours est-il que Bifrost n’est absolument pas, pour le lecteur sf averti, une découverte. Mais celle-ci était représentée par l’illustrateur Jubo qui, incroyablement seul, chopait des escarres à faire peur sur des fesses impatientes de faire connaissance avec des… lecteurs avides de ce genre de littérature. Mais personne ne venait… Jubo – son stand du moins – demeurait seul. Ce qui tranchait avec son voisin Brucéro dont la file s’allongeait à en perdre la tête… Mais diable ! qu’a-t-il ce Jubo de si peu orthodoxe pour que personne ne s’intéresse à son projet ?!

 

 

Je m’avance – pas très bousculé par des fans qui, en palabrant à la volée leurs connaissances de tel ou tel bédéiste, s’épuisent à se donner une consistance à défaut de n’être que ce qu’ils sont : des clients dans une file d’attente… – et vois, çà et là, du Bifrost, du fanzine, du prosine, de l’illustration originale, de la carte postale et même un carnet de croquis sur lequel s’active son propriétaire.

 

 

Cela faisait bien trois quatre minutes que mon attention était soutenue par la grande qualité de l’esquisse. « Bonjour » a-t’il fini par concéder. « Bonjour » dis-je alors. Et voilà qu’une conversation, d’abord timide,  s’amorça pour durer… une bonne trentaine de minutes ! Faut dire que, derrière, les clients, y en avait pas. On avait le temps. Et on l’a pris.

Jubo est un ancien libraire sans formation graphique aucune – un passionné ! Depuis 2007, il s’est lancé dans un chantier monumental ! Cap Sur Gandahar, une adaptation bd du roman du même nom de Jean-Pierre Andrevon.

Outre sa collaboration avec cet auteur reconnu, il illustre des nouvelles publiées chez Nocturne et Brins d’Eternité.

 

 

Nocturne, un fanzine canadien (de 64 pages !) voué « à la culture de l’horreur sous toutes ses formes ». Son prix : 6 euros. L’abonnement annuel : 20 euros frais postaux compris. Ah ! j’oubliais… Nocturne est un trimestriel dirigé par des fanatiques qui ne paient pas ses collaborateurs… Un esclavage modéré toutefois, car ses derniers reçoivent le numéro auquel ils ont participé et conservent tous leurs droits sur les œuvres publiées. Bref !... un vrai fanzine quoi !

Une particularité quand même : la piètre qualité de leur publication semble leur marque de fabrique. Et moi, j’aime bien.

 

 

Brins d’Eternité, un très beau prozine dédié à la littérature de l’imaginaire. Là, je tiens une piste pour La Tête dans les étoilesBrins d’Eternité reçoit des subventions de l’Association Etudiante modulaire d’études littéraires (AEmel), de l’Association Facultaire des Etudiants en Art (AFEA) et, enfin, de l’Association des Etudiants aux Cycles Supérieurs en Etudes Littéraires (AECSEL) de l’UQAM. Enfin… Tout ça pour dire que du sponsor, y en a ! Et que notre fanzine tout neuf pourrait en profiter un max ! (bien que les lettrés universitaires ne soient pas forcément les mieux placés pour savoir écrire…).

Brins d’Eternités disé-je, un trimestriel de 70 pages avec couverture cartonnée fondé par Mathieu Fortin en 2004. Soit une longévité de cinq années sans interruption ! A découvrir donc. Petite particularité là encore, leur comité de lecture – selon Jubo – examine chacun des textes qui leur parviennent ! Tous ! Sans exception ! Et n’hésite pas à retourner à l’envoyeur leur critique… Pareil comportement dans l’Edition est si rare que je vais m’empressé d’y participer – merci Jubo !



[1] On aurait dit Pujadas !... Un Pujadas dépourvu de son habituelle touffe gelée d’une pâte translucide qui lui sert de cheveux et garni d’un charme ventripotent si cher au lecteur averti qu’il est. Parce que ce Pujadas-là, y connait son sujet lui... (A prendre comme un compliment – nda).

 

[2] L’association Calonn’anim officiellement sponsorisée par Mme le Maire de cette charmante ville ligérienne.

 

[3] Ce qui ne manque pas de réconcilier les anti-sarkos avec les hommes de petite taille.