mardi 20 avril 2010

Pour ceux qui doutait du feu de la passion qui anime notre Justin Hurle !

Il y a l'amour et il y a l'argent. La compatibilité des deux est le combat de tout un chacun. Justin nous en parle avec la passion acide du pamphlétaire qu'il est !
 
Où chroniquer sans le sou n’est que larcin et folie

J’ai lu récemment et quelque part – je ne sais plus où, je devais avoir la tête ailleurs… - « … un fanzine de passionnés pour les passionnés. Les chroniqueurs sont bénévoles, le fanzine est produit bénévolement  » et patati et truc par-là. Je n’ai pu m’empêcher de me dire : Mais le bénévolat ça paye pas !
Non. Ca ne paie ni l’hypothèque, ni les courses du mois, ni le plein d’un carburant toujours plus cher. Alors !... Alors pourquoi diable un chroniqueur chronique-t-il sans le sou ?
  • Par plaisir ! hurle déjà l’un d’eux.
Ah !... Par plaisir. Mais lequel ?
  • C’est à eux qu’il faut demander pardi !
Bon… Voyons Hurle d’abord (c’est de lui dont je me sens le plus proche). Hé ! Hurle ! Pourquoi chroniques-tu bénévolement ?
  • Pourquoi je chronique ? Ou pourquoi je chronique bénévolement ?
  • Heu… Bah les deux.
  • Alors… Pourquoi un chroniqueur chronique ? est une vraie question. Et je vous répondrai de la manière suivante : Pourquoi un peintre peint-il ? Pourquoi un conducteur de deux roues conduit-il une moto ?... Un chroniqueur chronique parce que, précisément, c’est un chroniqueur. Et un chroniqueur qui ne chronique pas, n’est pas chroniqueur.
  • Ha. Bon… Et…
  • Pourquoi un chroniqueur chronique-t-il bénévolement ?
  • Oui.
  • Parce que personne ne veut le payer.

  • Et…
  • Et quoi ?
  • Et… C’est tout ?
  • Bah oui. Vous vouliez entendre quoi ?
  • Pourquoi chroniquez-vous par plaisir ?
  • Parce que je suis chroniqueur ! Et un chroniqueur chronique que s’il prend du plaisir !
  • Mais pourquoi bénévolement ?
  • Je vous l’ai dit ! Parce que personne ne veut me payer !
  • Et… Et quel bénéfice tirez-vous de chroniquer bénévolement ?
  • Du plaisir.
  • …/…
  • Ecoute gamin, écoute ... Le plaisir, c’est le bonheur des voleurs. Celui des autres, le plaisir de l’acheter. Pourquoi, du reste, iraient-ils se faire plaisir quand ils ne le prennent qu’au supermarché ou sur les foires ? Impossible ! Il leur est impossible de prendre du plaisir gratuitement !... A moins d’être un voleur.
  • …/…
  • Je tire du plaisir… Je le tire… Tu comprends ?
  • Non.
  • Bah ! Achète-le si tu veux… Mais garde tes leçons pour toi.
  • Mais… Mais vous êtes cinglé !
  • Ecoute gamin, écoute… Le plaisir, c’est le bonheur des fous. Celui des autres, le plaisir de la norme. Pourquoi, du reste, iraient-ils se faire plaisir quand ils ne le prennent qu’avec les autres ? Impossible ! Il leur est impossible de prendre du plaisir seul !... A moins d’être fou.