dimanche 8 mars 2009

Le bouquiniste a lu 13

Marylin la dingue de Charyn et Rébéna, et je ne l’ai pas regretté !
Vous ai-je dit comme j’aimais beaucoup la BD ? (oui ?!?)
Et je suis par exemple un immense fan de Tardi quand il adapte Malet. Mieux, je crois que j’ai encore mieux perçu « 120, rue de la gare » quand j’ai lu son adaptation. Il me manquait des références visuelles années 50 pour bien appréhender le bazar !
L’exercice consistant à adapter un polar reste casse-gueule, preuve en est les adaptations de notre commissaire San-Antonio national qui ont souffert de calibrage de studio de BD ( !!!)
En dehors du fait que j’aime beaucoup Charyn et son héros Isaac Sidel, flic juif du Dowtown semi-imaginaire de New-York que l’on retrouve dans quelques romans (4 ?), la couverture de la BD adaptée d’un des opus des aventures d’Isaac : « Marylin la dingue » m’a interpelé : on y voit une jeune femme partiellement dénudée sur un grand lit vous regarder droit dans les yeux. Et la magie s’est faite presque sans regarder les auteurs j’ai pensé à la fille d’Isaac Sidel. Et c’est fort car Marylin est un personnage majeur du roman presqu’accessoire à l’intrigue. Le monde de Charyn possède de nombreux personnages extrêmement fouillés, emberlificotés dans un écheveau d’intrigues complexes et aidé de l’auteur Rébéna s’en sort de façon.... géniale. Son trait qui hésite entre le Munoz d’Alack Sinner et le Franck Miller du premier « Dark Knight » (pardon Frédéric...) rend intégralement le maelström de Charyn, mieux encore, il l’enrichit.
Comme vous le voyez, je suis emballé ! Et c’est rare avec une BD qui est complètement à contre-courant de ce que l’on trouve actuellement dans les rayons des librairies.
 
Marylin la dingue / Charyn Rébéda / Denoël Graphic
17 euros (12 euros chez un bon bouquiniste)
 
Intelligence : ****
Dessin : ****
Action : **
Humour : 0
Amour : **
Violence : ***
Sexe : **