jeudi 19 avril 2012

Le bouquiniste a lu N°34. Apokalypse de P.J. Lambert

On baigne décidément dans l'apocalyptique et dans le cas qui nous occupe aujourd'hui, c'est tant mieux !

 

Je ne sais pas si je vous l’ai dit mais j'aime bien ce que fait P.J. Lambert d'une manière générale. J'ai chroniqué par ailleurs son roman « La route d'émeraude » (« Le bouquiniste a lu N°30 ») avec lequel j'avais passé un bon moment. Je ne vous fais pas la bio, reportez-vous à l'article sus-nommé - non mais sans blague. Et je n'aime pas les sectes. D'ailleurs dans ma turbulente jeunesse (il y a bien, bien longtemps) avec quelques compagnons nous avions fait le coup de poing dans une triste affaire mettant en cause de bien « propres sur eux «  (oui mais dedans?) adeptes de la scientologie, ceci sous le regard très désintéressé de forces de l'ordre attentistes mais satisfaites de la tournure des événements. Le roman de P.J. reste un roman et c'est TANT MIEUX.
Etant exceptionnellement de bonne humeur, je vous fais le pitch sans spoiler. David Meyer est journaliste, un vrai (c'est un roman) qui recoupe ses informations et n'hésite pas à faire preuve de courage. Il officie surtout dans le criminel et n'étant pas un gamin connaît du monde dans les milieux policiers où il a une entrée royale grâce à son ami le commissaire François Simeoni. Le roman démarre par deux très beaux assassinats et une tentative ratée. Description claire réaliste et extrêmement désagréable pour le premier d'entre eux (il en est d'agréable?). Le point commun de ces meurtres est une société de génie génétique tentant de fabriquer des vaccins. Une société en voie d'effondrement qui se fait racheter à prix d'or (louche...). L'enquête piétine un peu dans le crottin de chèvre malgré l'acharnement de David (qui sera quand même récompensé par une brève aventure avec une jolie russe). Puis tout part à cent à l'heure. Les cadavres se ramassent à la pelle et se mêlent dans une macabre sarabande un mouvement sectaire, la police conventionnelle, le contre-espionnage, une famille russe et clubs SM « originaux »...
C'est glauque, bien glauque à souhait, et tellement réaliste que ça ferait frémir la victime qui se terre en chacun de nous. Comme le fait si bien PJ Lambert, son roman se lit d'une traite et malgré la technicité de la manipulation génétique, les outils de compréhension rapide et claire sont là. Comme à son habitude, la narration est fluide pour une trame scénaristique bien charpentée. Je suis TRES curieux de savoir où notre auteur a trouvé ses références sur les milieux interlopes du sexe (???) et sur les mouvements sectaires apocalyptiques. Si Cerbère est un ami à lui ? Et si il a un problème avec les prostituées septuagénaires en rédemption ? Vous l'avez compris j'ai passé un très bon moment avec cet « Apokalypse » (mon clavier se refuse à faire des K à l'envers) et je préfère ne pas savoir de quoi j'ai rêvé à la fermeture du livre.
« Apokalypse » PJ Lambert « Edition de Midi »
Neuf 19 euros Occasion 10 euros
Intelligence : ***
Description : **
Action : ***
Humour : *
Amour : *
Violence : ***
Sexe : *