jeudi 12 novembre 2009

N°9 12 novembre 2009

Je vous l’accorde, il m’arrive de feuilleter ça et là au hasard de livres qui trainouillent des passages lors de l’absorption d’un café dans la cuisine de la boutique des après-midi grisâtres de novembre…
La plus belle plongée de Falco, le vétéran de la plongée, « meilleur plongeur de l’équipe » dira Cousteau : sauter en costume pour récupérer un « tout-petit » tombé à l’eau alors qu’il jouait dans les coursives de la Calypso un soir de fête avec l’équipe du musée océanographique de Monaco…
 
J’ai mis le nez dans un bouquin de Faurisson « A-t-on lu Rimbaud ? » … Ne pas le mettre le nez n’importe où non plus…
 
Je suis consterné… Je viens de feuilleter l’encyclopédie des filles 2006 : une fille de CM2 sur deux a vu au moins un extrait de film porno. Les gamines de 13 ans qui posent des questions sur le sexe le font sans imaginer le moindre instant du sentiment et comme une performance. J’avais été stupéfait de la question d’une jeune amie de 18 ans qui m’avait demandé « si la sodomie faisait partie du processus normal d’un rapport sexuel ». Il existerait donc un processus normal à la relation sexuelle ? Et on ne m’avait rien dit ?
La pornographie est devenue gratuite sur internet. De ses cotés égrillards à ses plus bas penchants. La banalisation de la performance sexuelle ainsi que l’anorexie du monde de la mode met les jeunes filles dans des situations devenues ingérables. Et que font les adultes ? Pas grand-chose puisqu’ils sont souvent dans des situations similaires sans vouloir le reconnaitre. Rien n’est obligatoire dans une relation sexuelle. C’est d’ailleurs le seul credo valable. Tout est permis dans l’acceptation et le plaisir de chacun. Rien d’obligatoire et rien d’interdit c’est pourtant si simple…
 
J’ai feuilleté quelques pages de « Un amour de Swann » IL NE FAUT PAS. J’ai failli ne pas pouvoir m’arrêter. Et dire qu’il a fallu 40 ans pour que j’arrive à lire Proust. En fait au lieu de tout bourrer dans nos petites têtes rousses de la 6ème à la 1ère, on devrait étaler les cours de français à raison d’une heure par semaine jusqu’à la fin de sa vie. Ce serait surement plus efficace.